mercredi 2 octobre 2013

Portrait de Yuiko Tsuno


Lors d’un précédent article, nous évoquions la rencontre d’Uchronie avec la jeune et talentueuse conteuse-dessinatrice Yuiko Tsuno et la préparation de la soirée thématique « Chat bouilli, chaud bouillant à Shibuya » du 17 septembre.
La soirée a remporté un franc succès et Yuiko a accepté de se dévoiler un peu plus pour notre plus grand plaisir. J’ai eu la chance de l’interviewer et celle-ci s’est livrée de façon attachante dans un français quasi-parfait. Voici la retranscription de son interview.





Auto-portrait

« Mon nom est très rare au Japon et j’ai été surprise de découvrir par hasard l’héroïne de bande dessinée belge « Yoko Tsuno » il y a un an. A l’époque, j’avais la même coupe de cheveux qu’elle, plaisante-t-elle, donc j’étais une véritable « Yoko Tsuno ! » ».
Son homonyme, créée par Roger Leloup dans les années 1970 en plus d’être jolie, intelligente et combative, est électronicienne ce qui l’entraîne dans des aventures à mi-chemin entre fantastique et science-fiction et c’est en cela que l’univers de Yuiko se rapproche de celui de Yoko.
« J’adore les choses traditionnelles japonaises comme le Kayou-Roukyoku (style de chant populaire datant de l’ère Showa, empreinte de nostalgie pour le pays natal et les chagrins d’amour). Il mêle théâtre, chansons retraçant des faits héroïques de l’époque Edo notamment. Je m’appuie beaucoup sur cet art pour mes créations qui reposent sur la peinture, le théâtre et le cirque imaginaire. Je me suis rendue compte après avoir étudié la peinture à l’huile à l’université que je voulais aller au-delà de la peinture et le kamishibai a répondu à mes aspirations d’expression et de mise en scène. »



Sa mission : écrire et présenter ses contes grâce au kamishibai


« Avant, il n’y avait pas de télévision, les enfants n’avaient pas de distraction. Le conteur allait de parc en parc pour montrer le kamishibai aux enfants. Il suffisait d’acheter un bonbon pour voir le spectacle. Or, cet art a quasiment disparu aujourd’hui », dit-elle avec regret.
Yuiko s’est donnée pour mission de redonner ses lettres de noblesse au théâtre pour enfants, le « kamishibai » qui a bercé un peu son enfance à la maternelle mais surtout celle de sa mère.
Il ne s’agit pas du théâtre de marionnettes comme nous l’entendons en Occident mais d’un théâtre animé grâce à des dessins qui se succèdent dans un cadre en bois par un système de glissière. C’est le conteur qui au fil de son récit fait glisser les dessins dans sa « boîte à images» jusqu’au dernier qui marque la fin de la représentation.
Question budget, pratiquer cet art reste abordable en termes de location d’espace. C’est donc grâce au « kamishibai » que Yuiko donne vie aux personnages qu’elle crée et dont elle conte les aventures.
« J’adore raconter des histoires. Au Japon, les légendes mêlent avec brio mythologie et monde contemporain. J’aime imaginer qu’ici et ailleurs, il existe une porte qui s’ouvre sur une vie imaginaire, irréelle, empreinte de mythologie avec des personnages pleins de fantaisie, une sorte de passage d’un monde à l’autre. »



Sources d’inspiration et conte « Chat bouilli, chaud bouillant à Shibuya »


« Je m’inspire beaucoup des histoires relatées par le Kabuki » (forme de théâtre traditionnel japonais très prisé des citadins qui a vu le jour à l’époque Edo, au début du dix-septième siècle. Les pièces évoquent des événements historiques et le conflit moral lié aux relations affectives. Les acteurs déclament sur un ton monotone et sont accompagnés d’instruments traditionnels japonais.)

« Le point de départ du Kabuki choisie par Yuiko (il y en a plusieurs sortes) s'appuie sur un meurtre qui a réellement eu lieu, celui d’un fonctionnaire haut placé et d’une geisha par exemple. Une histoire est ensuite construite autour de ce fait. »
Le conte «Chat bouilli, chaud bouillant à Shibuya » qui a été réalisé en exclusivité pour la soirée du 17 septembre en partenariat avec la styliste Fifi et Uchronie avait pour trame l’histoire d’amour impossible entre Fifi, la souris et une jeune fille avec le chien Hachiko, symbole de fidélité indéfectible et héros tokyoïte comme fil conducteur de l’histoire.



Sa performance avec Uchronie

C’est par l’intermédiaire d’un poète de rue, rencontré à Avignon par Yuiko en 2011 que la jeune conteuse-dessinatrice et Uchronie ont été mis en contact.
Très vite, Uchronie a souhaité organiser une collaboration artistique et l’exposition de dessins de Yuiko à Tokyo sur le thème d’une jeune femme tombant amoureuse d’un ange a particulièrement interessé Uchronie. Son répertoire comporte, en effet, une chanson intitulée « Ange ». Il s’agit de la toute première chanson co-écrite par Gaël et Gilles aux balbutiements du groupe. C’était donc un bon présage !
Et pour cause, la collaboration avec Uchronie, nom qui a beaucoup inspiré Yuiko avant de les connaître, a été très positive. Uchronie a assuré les intermèdes musicaux des différentes parties du conte «Chat bouilli, chaud bouillant à Shibuya » pour la prestation du 17 septembre dernier et écrit spécialement quelques chansons et musiques pour l’événement.

« Avant de travailler avec eux, j’avais vu une vidéo et les avais trouvés très créatifs. Travailler avec Uchronie a été une vraie expérience, très différente du style japonais. Ils improvisent à tout bout de champs et donnent un réel sentiment de liberté. Leur esprit est très ouvert et très intéressant. Maintenant, je peux dire que grâce à eux, je ne me suis plus contenté de regarder les improvisations, j’ai été dans l’improvisation et cette collaboration m’a beaucoup plu et touchée. J’aimerais continuer à performer avec eux que ce soit en France ou en Japon. »



Un lien particulier avec la France

Yuiko n’est pas une Japonaise ordinaire : elle est arrivée en France à l’âge de trois mois et a passé ses trois premières années dans notre pays.
« Au Japon, une croyance dit que l’âme des 3 ans reste jusqu’à 100 ans, autrement dit tous les événements vécus jusqu’à l’âge de 3 ans influenceront la vie jusqu’à l’âge des centenaires», dit Yuiko avec un sourire malicieux.

De son tout premier séjour, Yuiko se souvient des chansons « Sur le pont d’Avignon » et « Frère Jacques ».
Elle voue une véritable admiration à « l’esprit révolutionnaire français », incarné notamment par "les Misérables" de Victor Hugo.
Son écrivain de prédilection se nomme Tristan Tzara. Il est l’un des fondateurs du dadaïsme et lui a permis d’étudier et de progresser en langue française. Elle aime beaucoup « Le Petit Prince » de Saint-Exupéry et les poèmes de Rimbaud.

Elle adore également les comédies musicales, notamment 1789 et Les Misérables dont elle connaît par cœur toutes les chansons.
Yuiko a des projets plein la tête notamment celui de revenir en France l’année prochaine. Elle ne manquera pas de venir saluer Tristan Tzara au Cimetière du Montparnasse et le vendeur-pantomine du Musée de la Magie avec lequel elle a beaucoup discuté des illusions.

Bonne continuation Mlle Yuiko et au plaisir de vous revoir bientôt lors d’une prochaine ballade uchroniaque !





















Laurence Ségear - 0ctobre 2013






samedi 28 septembre 2013

Notre concert-expo événement de la rentrée ! Ne le manquez pas, ce sera le 18 octobre 2013 à partir de 19h30.

UCHRONIE EN JAPONIE : Live, expo et retrouvailles !



RESERVATION FORTEMENT CONSEILLEE à contact@uchronie.fr

AOUH AHOU !

Venez participer vous aussi à la folle aventure de notre jeune groupe de chanson rock Uchronie au pays du Soleil Levant et du photographe aventurier Philippe DENIS qui les suivi dans cette délirante épopée à travers Uchronie de nuit à Tokyo, Hakodate ses spectateurs et les concerts.

De retour en France après plus de 23 dates et 20 collaborations avec des artistes japonais ! Les Uchronistes ont des milliards d'histoires à raconter et une décapante envie de partager cette plongée japonaise avec vous !

Alors soyez les bienvenus dans l'antre de fer de la Péniche-Cinéma pour cette soirée qui mêlera invitation au voyage, vernissage photographique et fête musicale.

Embarquez pour un moment à l'image de Uchronie hors du temps ! Et imprévisible !

Pour découvrir le travail de Philippe Denis
http://philippedenis.smugmug.com/

Pour (re)découvrir la musique d' Uchronie - Chanson Rock: www.uchronie.fr


OUVERTURE DES PORTES :19h30
VERNISSAGE DE PHILIPPE DENIS : 19h30
CONCERT : 20H30
ET SURPRISES dont le fameux retour de notre LOUPOMATONS !
Et tout ça... jusqu'à 1H du MATIN.

Possibilités de délicieuses restaurations sur place.

jeudi 19 septembre 2013

Jour n°55 Spectacle et concert au Liaison Café de Shibuya



Après les émotions de la veille on se reveille tôt pour retourner à Tokyo.

On fait nos sac. Dernier jour du voyage avant le retour, dernière journée japonaise, et dernier concert aussi.

François fait un beau dessin pour Takachi, qu'on aura pas vu de notre séjour dans sa maison, ou il bosse ou il dort, un vrai fantôme.



On prend notre temps, on rejoins Shin-Osaka avec nos sac énormes et la guitare et on attend 1h le bon train pour Tokyo.



Sur la route, c'est la premières fois qu'on voit Fuji-San. C'est Gaël qui le remarque, il est beau avec une collerette de nuages.



On rejoins directement le Liaison café, ou on range nos bagages dans un coin. Utchico réalise les robes en canettes de récupération, on prépare un beau spectacle. Yuiko a finis tout les dessins, l'histoire est prète.







Emilie va acheter quelques cartes postales et Gaël rejoins Shibuhouse pour récupérer les parapluies pour la performance et les chaussure d'Emilie. Miki, croisée a un passage piétonier de shibuya, nous rejoins avec son Plasterion à archer, instrument médiéval au sonoritées a la fois métallique et cristalline.

On fait quelques essaies sur nos morceaux et ça rend parfaitement.

Tomoko et l'équipe des danseurs de Fifi nous rejoins.



Le public arrive, il y beaucoup de monde, le café se remplis vite. On commence par le spectacle "Une sourie à Shibuya" écris par Yuiko autours des création de Fifi collection.

Gaël à cotés de moi tourne les pages du livres et j’accompagne l'histoire en m'aidant de la traduction en Français que Yuiko nous à fournis. Miki qui comprend le japonais m'aide aussi avec ses variations a coller a l'histoire de Yuiko lit en Japonais.



François et Tomoko dansent avec les robes métalliques que Utchico à fabriquées, ils s'y mélangent formant des pantins désarticulés.

Mayumi nous rejoins vers la fin du spectacle. Après une petite pause on enchaine avec notre concert.

On commence dans l'énergie. Le concert se déroule a cotès de l'entrée du café, les gens qui arrivent doivent passer entre nous et le public, François tel un sergent recruteur utilise cette particularitée sur "Le déserteur" pour monter une armée de coureur.



Plus tard, en appelant Tomoko, c'est une spectatrice qui rejoindra la folie et une jolie danse-performance avec Gaël.

C'est un concert de fin marathon, avec une belle énergie et le son métallique du Plasterion nous entraine tard dans la danse.

Après le concert on reprend notre souffle, et c'est des effusions, des "Sayonara, nous reviendrons" qui ponctuent le départ petit a petit des amis qui nous accompagnèrent dans notre séjour Tokyoiste et notre aventure Shibuyaise.



On reste jusqu'a plus soif, et nous quittons le lieu avec Miki et son ami, on prend un taxi qui nous amène jusqu'a la maison de Riusuku ou nous passerons notre dernière nuit Japonaise.



Jour n°54 Concert au Café Sankaku ( Nara )

Il à plut toute la nuit, le vent a soufflé fort, c'est le typhon qui est passé. A Osaka on a pas eut trop de problème après étre rentré avec Emilie. Juste le bruit de la tempète toute la nuit avant le calme du petit matin.

On a des nouvelles de Gaël, il va aller directement en voiture à Nara, il nous demande de vérifier pour les trains. Khorey Deguchi nous propose deux itinéraires qui passent par Tenoji Station. On décide donc comme convenu de retrouver Hisae devant le café Rututu.

On se met en route, il fait un peut froid, du coup je met mon manteau japonais. On retrouve Isae et on part à Tenoji.

La ligne directe est coupée, il faut passer par Kintetsu.



On arrive à Nara et on retrouve Gaël et Yoko a la gare. L'emblène de la ville est un petit bambin a tete de boudha recouver de bois de cerf sika; flipant ! Il ressemble vraiment à François !



On en croise beaucoup des cerf sika dans les grands parc de la ville. Pour aller au café Sankaku on passe devant un grand temple très beau, le Kofuku-ji.






Il y a un lac à cotès avec des tortues et des barques, puis on arrive a un ensemble de galeries marchandes  ou se trouve le café Sankaku.






Khorey et Momoko sont déjà arrivès, on mange un plat Hawaïen très bon. On installe la scène, François à amassé des branchages dans le parc, il crée un petit bonhomme en avant scène avec le visage d'Ampaman.






Mitchihiro risque d'arriver tard car il y a eut quelques problèmes liés au typhon. Akiko Sakakibara, Joue du piano avec nous aujourd'hui.

Avant le concert je vais faire un tour dans les boutiques du quartier ou on trouve de jolis vétements. Je craque pour un Samué noir très beau et confortable.

Il y a aussi un très beau manteau peint ( magnifique mais un peut cher ).

Le concert commence sans Mitchihiro. On joue une petite intro improvisé puis on démare direct avec "le Déserteur", tout en energie. François et Momoko dansent avec le public. Très bonne energie dans ce concert dense. Le piano d'Akiko se marie parfaitement à la musique.

Mitchihiro Arrive vers le milieux du concert mais on n’interrompt pas,  il commence a jouer sans amplification. Khorey se déplace aussi, on joue avec l'espace.

L'esprit du spectacle est assez "chamanique" aujourd'hui avec danse autours du feu, et cerf au masque d'ampaman.

On finis comme hier sur une improvisation dansée.

Le concert finis Mayuko nous rejoins, finalement, elle n'a pu arriver que tard. Mais elle a des très bon biscuits de sa maman pour nous.

On rejoins ensemble Nara, et on va manger des Okonomiaki très bons du cotès de Tenoji Sta.

dimanche 15 septembre 2013

Jour n° 53 Concert au Shakra Club

On se lève tranquillement après une bonne nuit de sommeil. C'est l'anniversaire de Laurence aujourd'hui. François a préparé un super petit déjeuner pour cette occasion.

On prend ensuite nos parapluies car il pleut depuis cette nuit et on se met en route vers le Shakra club. C'est direct depuis notre station de métro ( Abeno ).

On retrouve - qui tient le lieu. On s'installe, bientôt Natsuhico et Mitchihio Morissada arrivent avec la contrebasse, puis Chorey Deguchi et Momoko Maki.



On mange un curry en attendant quelques spectateurs. Yuko vient nous voir depuis Nagoya avec quelques bouteilles de Saké dans ses bagages. 

Le spectacle commence par une courte improvisation qui débouche sur "Le déserteur". Le programme, bien écrit a été composé par François. On alterne courtes phases d'improvisation avec nos chansons. Ça marche bien. Sur "Ange", Momoko intervient et danse avec François. C'est intense. Je vois Katsura Kan arriver et s'installer dans la salle. Quelques minutes plus tard une femme arrive sur scène derrière moi en riant très fort ! C'est Chisato Seino une poètesse et performeuse qui danse en justaucorps-tutu blanc sur "les loups". Puis Emilie va chercher Katsura Kan sur "Les loups" et il vient faire une performance avec nous sur deux morceaux.

Le concert se poursuit et la fin est très belle avec une longue improvisation sur la danse de Momoko. Superbe et très émouvant concert.










Après la musique, on mange du poulet frit et on boit le bon sakè chaud que Yuko nous a rapporté de Nagoya avant d'aller manger tous ensemble dans un restaurant. Il pleut fort, c'est un avant goût du typhon ! Sur le chemin du retour, Emilie décide d'aller boire un Mojito au café Rututu. On y rencontre Hisae à qui on propose de nous accompagner au concert de demain à Nara. Avec Emilie, on fait quelques projets de musique et de champagne party à l'echelle interntionale avant de jouer deux morceaux ( Aouh Aouh et Ecris moi ). Ainsi s'achève cette jolie journée, demain on retrouve Hisae a 11h20 devant Rututu.






samedi 14 septembre 2013

Portrait de François, le « genty » messager-performeur d’Uchronie


Le 30 juin dernier, j’ai été très agréablement surprise par le concert d’Uchronie et de découvrir leur univers décalé, leur musique et chansons à texte revisitées façon « punchy » et de voir sur scène un drôle de personnage, sorte de Jiminy Cricket, « Golum » du Seigneur des Anneaux ou « Spiderman », comme on aime le surnommer.


« François Genty a beaucoup apporté au groupe, il définit l’esprit d’Uchronie. Il a une justesse émotionnelle et il occupe un espace vraiment important. Même si la musique est originale, le public ne serait pas autant impliqué sans François », déclare Gilles Bessou, compositeur musical du groupe. « Il est le messager entre Emilie, Gaël et le public et nous aide à embarquer les spectateurs dans notre monde imaginaire, notre uchronie (espace-temps qui n’existe pas). »

Mais qui est donc cet « électron libre » à la fois drôle, attachant, « drôle d’oiseau multi-branches » touchant parfois les frontières de l’absurde mais surtout le cœur des gens par sa créativité, sa fantaisie et ses messages d’espoir ?


François se plaît à dire qu’il est né le même jour que Tim Burton, Sean Connery et Claudia Schiffer mais c’est sans conteste l’imaginaire de Tim Burton qu’il admire le plus et qui l’a le plus influencé pour ses prestations.

Enfant, il passait son temps à dessiner, écrire des poèmes, à amuser la galerie, « à fouiller dans la mystico-ésotérico-bizarro complexité du monde pour finir par trouver que la vie était très simple et l’homme, face à elle, très compliqué ».
C’est sans doute pourquoi il a suivi des routes qui, de prime abord, ne lui étaient pas destinées (Beaux-Arts d’Orléans, Ecole de théâtre, Conservatoire de Paris ) en accompagnant des amis à des examens et par curiosité et défi personnel, les réussissant au détriment des prescripteurs.

Véritable touche à tout, il commence sa carrière par le théâtre enchaînant comédies, tragédies, vaudevilles et théâtres privés où il fait de belles rencontres et intègre même sur scène son chat, Maurice qu’il accessoirise avec un costume sur-mesure dans 20 spectacles. Liés par une grande complicité, François et Maurice ont joué ensemble pendant 18 ans, le félin accompagnant le jeu de son maître tout en finesse et délicatesse.

En aparté, François pratique la danse africaine à la fois comme défouloir et apprentissage de techniques corporelles réutilisables dans d’autres arts.

C’est d’ailleurs en 1999 que son côté « performance » s’affirme davantage grâce au butô, danse née au Japon dans les années 1960 en réaction aux traumatismes de la Seconde Guerre Mondiale et en rupture avec les arts traditionnels.

Fondé par Tatsumi Hijikata (1928-1986), avec lequel collabora Kazuo Ōno (1906-2010), le butō (舞踏) est composé de deux idéogrammes ; le premier, bu, signifie « danser » et le second, tō, « taper au sol ». Il désigne depuis le xixe siècle les danses étrangères importées au sein de l'archipel. À sa naissance, le butō a été nourri par les avant-gardes artistiques européennes (parmi lesquelles l'expressionnisme allemand, le surréalisme, la littérature des écrivains maudits d'Occident…).

« Quand on touche l’esprit butô, on ne doit pas comprendre d’où ça vient. On casse la vitre derrière laquelle on vit pour volontairement lâcher-prise sur des sujets difficiles comme son rapport à la mort par exemple », dit François.


Humeur uchroniaque


Au sein d’Uchronie qu’il accompagne depuis septembre 2012, François conjugue avec plaisir ses trois passions : les arts plastiques, la poésie et la danse, et son rapport au public.

Il se délecte à provoquer, changer le regard des autres par ses performances et improvise à chaque spectacle, les autres membres du groupe découvrant son costume et sa prestation en même temps que le public.


Il se veut à la fois mi-ange, mi-démon, sur scène et dans le public, faisant éclater les frontières du réel de manière ludique, surprenant les uns, titillant les autres, allant au-delà de ses propres limites par souci exploratoire, le but ultime étant de toucher l’Ame.

« C’est une méditation dans le mouvement, dans l’instant présent et en même temps, tu es à 4000 années-lumière », dit-il.

Époustouflant, débordant de créativité comme lorsqu’il s’est paré d’un chapeau en coquilles d’araignées de mer avec des griffes réalisées grâce aux pinces lors du Festival d’Hakodate ! François, tel le génie d’Aladin a plus d’un tour dans son sac pour notre plus grand enchantement et ce n’est que le début de ses facéties uchroniaques.


Du Japon

François s’identifie volontiers au paulownia, arbre d’origine aux fleurs blanches, jaunes et mauves, que l’on trouve au Japon, associé symboliquement au phénix (transformation grâce au processus d’intégration et de désintégration, la reconnaissance de ses propres cendres).

Tel un Pokémon, ce joyeux lutin oscille entre l’univers fantastique, le sérieux et les pirouettes diablotines et cocasses. Le public japonais a accueilli favorablement son personnage et comme pour les autres membres du groupe, les rencontres avec les Japonais ont été déterminantes pour l’organisation de la tournée japonaise d’Uchronie.

François a eu l’occasion de travailler à Paris avec des Japonais, tout d’abord avec son maître de butô, Katsura Kan mais également avec Michihiro Morisada, contrebassiste, Kio, saxophoniste du groupe Red Earth. Il s’est produit à Séoul en 2004 et 2009 et découvre pour la première fois le Japon.

« C’est une culture fascinante ! J’adore le côté rigoureux et barré ! ». Grâce au butô, François décèle le grain de folie « made in Japan » et arrive à emporter les Japonais qu’il trouve généreux, sensibles et attentifs.

Afin de préserver son imaginaire et sa liberté de traduction, François préfère échanger quelques mots en japonais plutôt que d’apprendre la langue nippone. Pour lui, c’est le langage du corps, l’intention et le Cœur qui induisent l’écoute et l’approche d’une culture différente.

Une belle leçon d’humanité ! Merci François !



Si vous souhaitez en savoir plus, voici l’adresse de ses sites web :

http://fgenty.blogspot.jp/2012/06/biographie-de-francois-genty.html
http://sangfroidgitan.wix.com/sangfroidgitan

et l’une de ses prestations avec Uchronie :

http://www.youtube.com/watch?v=Q9_Otbqt8f0&feature=youtu.be

et au sein de la Cie Royal de Luxe :

http://www.dailymotion.com/video/xsbanx_royal-de-luxe-little-big-man-francois-genty_creation

Pour mieux connaître le butô : http://youtu.be/PB1X3drje7A

Laurence Ségear en direct du Japon








Jour n°52 Retour à Chigaraki

5h30, le réveil sonne Gaël me reveille. On à passé une courte nuit chez Ryusuku, on prend le métro vers Tokyo Sta. On arrive à avoir sans problème le train de 7h05 pour Kyoto.

A Kyoto on pause nos bagages à la consigne et on se sépare. Laurence va visiter Kyoto et nous, nous retournons à Chigaraki pour une répétition avec Mitchihiro Morissada. On reprend donc les petites lignes vers la montagne.

On rencontre une femme avec ses deux enfants et un petit chien, un Chiwawa très Kawaiii que François dessine.





Natsuhico nous attend a la sortie du métro. On va faire quelques courses, on achète de quoi faire un bon barbecue, du poulet, des légumes. Une fois chez Mitchihiro on lance le barbecue, François est le cuissot.

Après le repas et une petite sieste on fait une répétition de l'ensemble des morceaux qu'on va jouer. Il fait lourd et on est fatigué, c'est difficile.




On retourne à Kyoto et on attend Laurence dans un salon de thé en écrivant quelques cartes postales aux bons amis. Laurence nous rejoins et on va manger des suchis. Puis nous prenons le train de Kyoto à Osaka et le métro jusqu'à Tennoji puis Abeno et refaisons le vieux chemin qui nous conduisait à la maison de l'ami Takashi dont nous sommes les invités cette nuit encore.




Portraits Uchroniaques

Portraits Uchroniaques

L’aventure Uchronie a commencé pour moi lors du concert-mécénat du 30 juin dernier avant le départ du groupe pour le Japon. C’était également l’occasion de rencontrer mon arrière-arrière petit cousin, Gaël, retrouvé grâce aux recherches généalogiques et à la magie d’Internet.

Spécialiste de l’Asie de par mon métier d’acheteur-chef de produit exercé depuis une dizaine d’années,  j’ai eu un véritable coup de cœur pour l’univers du groupe et son projet au Japon.
Après quelques échanges avec Gaël, j’ai décidé d’apporter un petit coup de pouce et mon savoir-faire en communication interculturelle et événementielle et de rejoindre Uchronie début septembre afin de les suivre à la fin de leur périple.
Partageant leur quotidien depuis une dizaine de jours, j’ai donc appris à mieux les connaître et dresserai une série de portraits des différents membres du groupe.
Voici le premier d’entre eux consacré à François Genty, personnage attachant et unique en son genre dans l’univers uchroniaque.  Je vous laisse le découvrir…



vendredi 13 septembre 2013

Jour n°51 Concert à AMPCafé



Il fait très chaud aujourd'hui a Shibuhouse, dès le matin. Il n'y a pas trop d'air, pas de vent. Je me lève vers 10h et je vais retirer mon JRail pass. Puis je rentre a la maison et prend une douche bienfaisante.

On part avec François chercher les réservations pour le voyages pour les prochains concerts. On apprend que, comme c'est la fête nationale ce weekend, il n'y a pas de réservations possibles sur les trains qui vont à Kyoto. On va donc devoir se lever tôt pour avoir un train pour Kyoto.

Après avoir manger des Ramen, on se met en route vers Shinjuku Sta, ou on pause nos affaires à la consigne, puis on part vers Koenji, ou on retrouve Yusuku ( le Bassiste ) qui nous amène a l'AMPCafé. C'est une petite salle de concert, on retrouve Yusuku (le Caligraphe ) au café, il est est accompagné par Haruna qui est bilingue Japonais-Anglais.





On prépare la salle. On sera amplifié, le son est très bon. Haruna et Yusuku préparent la salle en scotchant des plastiques de protection sur la zone ou on va jouer. Puis on fixe au mur de grandes feuille de papier. Emilie en prend pour se confectionner une robe en papier.



Quelques amis de Shibuhouse viennent nous voir, il y a aussi Tomokoqui dansera avec nous le 17 au Liaison café.

Le concert commence avec Ange. Rapidement Yusuku et François jouent avec l'ancre et la peinture. Cela deviens rapidement sismique, des forces étranges entrent en jeux. parfois c'est "la guerre du feux", d'autres fois un mouton de poussière géant ou une chrysalide apparait. Je dirais qu'il y a eut des plages chaotique avec des fulgurance. François joue avec la rue, les passants qu'il va chercher en costume de fantome-ampaman, le reverbère près des distributeurs de boissons, le vélo !


un très beau concert à eut lieu aujourd'hui dans un café de Tokyo, alors on bois un verre et on mange du riz préparé avec de la poitrine de poulet cuisiné au vin !



Et puis on improvise une seconde partie avec un flutiste inspiré avant de prendre la route de la maison de Yusuku pour une courte nuit.